Réunion annuelle des Amis du Maquis Jean-Pierre

17 août 2025. Comme chaque année, deux cérémonies ont rendu hommage au Maquis Jean-Pierre lors d’une journée ensoleillée. Une vingtaine de membres de l’association et le Souvenir Français se sont d’abord rendus au cimetière de Perse à Espalion, devant la tombe de Pierre Monteil, fondateur du Maquis, puis à la stèle de Carmarans, sur la commune d’Estaing. Octave, arrière-petit-fils de Pierre Monteil, portait le fanion du maquis. Richard Monteil a évoqué son père, puis Francine Druon, adjointe au maire d’Espalion a déposé une gerbe.
A Carmarans, en présence de Nathalie Couseran, maire d’Estaing, un hommage a été rendu à André Boutaric, dernier survivant du Maquis, décédé à 100 ans. Puis Richard Monteil a salué le travail de deux collégiennes d’Espalion qui vient d’être primé au concours national de la Résistance.
Après la cérémonie, les amis et enfants de l’association  du MJP se sont retrouvés pour le repas traditionnel: ambiance très sympathique à  l’Auberge fleurie au Neyrac, où, comme le veut la tradition, il leur a été  servi des riz de veau!

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Décès du dernier combattant du Maquis Jean-Pierre

Aujourd’hui, notre association perd bien plus qu’un membre : elle perd un témoin, un frère d’armes, un repère.

En 1944, à seulement 19 ans, André Boutaric, jeune Ruthénois, rejoignait le Maquis Jean-Pierre. De l’Alsace au Tyrol, jusqu’en Allemagne, il fit campagne avec courage et détermination, aux côtés de ceux qui allaient devenir ses frères pour la vie. Il portera toujours en lui la mémoire de ces compagnons tombés, jusqu’à devenir, quatre-vingts ans plus tard, le dernier survivant du maquis.

Décoré de la Croix de guerre, récemment nommé pour la Légion d’honneur, André restera dans nos mémoires comme un homme convivial, aimant la bonne chair et le bon vin, discret,  profondément engagé, fidèle à ses valeurs jusqu’au bout.

Il était resté fidèle à Rodez, à ses rues, à ses amis, à son métier singulier d’électroplaste qu’il avait commencé dans le jardin familial avant d’installer son atelier dans la zone artisanale de Bel-Air. Fidèle aussi à Marie-Simone, partie il y a huit ans, à leurs enfants, Chantal et Jean-Pierre, et à la rivière du Vioulou, où il taquinait la truite avec la même patience qu’il mettait dans tout ce qu’il faisait.

Le 14 août dernier, deux mois après avoir soufflé ses cent bougies, André s’en est allé rejoindre ses compagnons de 44. Il était le dernier des braves du Maquis Jean-Pierre.